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Alas Time Has Passed
Alas Time Has Passed Alas Time Has Passed

Fine Food Market

Alas Time Has Passed

$25.00

 


There is a peculiar freedom that accompanies an upheaval. Even as change tears through the structures that once held us together, the wind flutters in and the mind begins to dance. Fine Food Market’s debut album “Alas Time Has Passed” is an intimate and dynamic folk-pop cocktail narrating a new world.

Following a period of big changes, Perras began looking around, taking stock, and asking: what is left now? The question became the album's catalyst, prompting a reckoning with time’s cyclical nature—the way it forces us to accept the painful parts of our past and take things for what they are. 

She retraces her childhood memories in nine vignettes, reevaluating all the relationships in her life—familial, romantic, and the lingering strangers of her past. She considers how all these fragments are living material, the ghostly backdrop of our lives, becoming at once a “beautiful fiction.”

Fun-loving pop hooks, playful turns of phrase, and theatrical melancholy coexist, as a chorus of selves move through conversation. Her charm lies in her emotional elasticity, balancing adventure and airiness with a stark sadness and sensitivity. Rather than resolving these tensions, the album embraces every mood, ultimately casting off any pressure for expansiveness and positivity. She returns to the immensity of time & the quiet suspicion that none of us are feeling any different. 

Recorded live off the floor in a cabin in the Laurentian mountains outside Montréalthe album carries the immediacy of its songwriting into the recording process. She experiments with her vocal approach revealing new tonalities to her singing. Trading irony for introspection, she resists the impulse to turn everything into silliness, choosing instead to meet herself head-on.

The result is a genre-fluid collection where each song assumes the form it requiresfrom country-inflected arrangements featuring pedal steel, fiddle, saxophone and a full choir, to stripped-back piano ballads. The quiet fragilitity of “Dark Moon” gives way to the spacious reprieve & acceptance in “Take It As It Is” before slipping back into the recurring ache of “Haunted House.” After lamenting on the lasting strain of her parent’s divorce in “Losing At Life,” the landscape shifts into the upward bliss of “New Mountain,” where renewal begins and the ground is located. A cohesive production style binds the record together, casting a soft effervescent sheen over the emotional edges.

The album cover features a painting drawn from her memory of visiting her grandfather in a nursing home, setting the tone for a record preoccupied with the shifting meaning of home. Alas, what are we left with, when all of time has passed?  The closing title track gathers all the threads of the album into a final meditation: we can ruminate all we want, but time will yank us forward. And hopefully, when we are sitting alone, old in our chair, we won’t see regrets but instead a life well lived.

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Il y a une liberté singulière qui accompagne un bouleversement. Alors même que le changement déchire les structures qui nous tenaient autrefois ensemble, le vent s'engouffre et l'esprit se met à danser. Le deuxième album de Fine Food Market, « Alas, Time Has Passed », est un cocktail folk-pop intime et dynamique qui raconte un monde nouveau.

Au terme d'une période de grands bouleversements — emménager seule, mettre fin à une relation de longue date et affronter son malaise face à la solitude — Sophie Perras a commencé à regarder autour d'elle et à se demander : que reste-t-il, maintenant? Cette question a suscité une remise en question profonde, devenue le catalyseur de l'album.

Elle revisite des souvenirs d'enfance en neuf vignettes, réévaluant malgré elle toutes les relations masculines de sa vie, familiales comme amoureuses — pères, frères, grands-pères, amants, et les inconnus qui hantent encore son passé. Elle considère comment tous ces fragments constituent une matière vivante, la toile de fond fantomatique de nos vies, devenant du même coup une « belle fiction ».

Des refrains pop ludiques, des tournures de phrases enjouées et une mélancolie théâtrale coexistent, tandis qu'un chœur de voix intérieures se répond en conversation. Son charme réside dans son élasticité émotionnelle, cet équilibre entre aventure et légèreté d'un côté, tristesse crue et sensibilité de l'autre. Plutôt que de résoudre ces tensions, l'album embrasse chaque humeur, se libérant finalement de toute pression à être expansif ou positif. Elle revient à l'immensité du temps et à ce soupçon discret que personne, au fond, ne se sent différent.

Enregistré en direct dans un chalet de Saint-Donat, au Québec, l'album transpose l'immédiateté de son écriture jusque dans le processus d'enregistrement. Inspirée en partie par l'approche vocale ludique de Cameron Winter, elle explore de nouvelles tonalités vocales qui révèlent une facette inédite de sa voix. Troquant l'ironie contre l'introspection, elle résiste à l'envie de tout tourner en dérision, choisissant plutôt de se confronter à elle-même.

Le résultat est une collection aux genres fluides, où chaque chanson prend la forme qu'elle exige — des arrangements aux accents country, avec pedal steel, violon, saxophone et chœur complet, jusqu'aux ballades au piano dépouillées. Un style de production cohérent unit l'ensemble du disque, posant un voile doux et effervescent sur les aspérités émotionnelles.

La pochette de l'album présente une peinture inspirée du souvenir d'une visite à son grand-père en maison de retraite, donnant le ton d'un disque hanté par le sens changeant du mot « chez-soi ». Hélas, que nous reste-t-il, quand tout le temps s'est écoulé? Chacun peut ressentir l'unanimité de cette phrase et en tirer ce qu'il souhaite.

La fragilité feutrée de « Dark Moon » cède la place au répit spacieux et à l'acceptation de « Take It As It Is », avant de retomber dans la douleur récurrente de « Haunted House ». Après avoir déploré les séquelles persistantes du divorce de ses parents dans « Losing At Life », le paysage bascule vers la félicité ascendante de « New Mountain », où le renouveau s'amorce et où l'on retrouve la terre ferme. La chanson-titre rassemble tous les fils de l'album en une méditation finale : nous avons beau ruminer tant que nous voulons, le temps finira par nous entraîner de force vers l'avant. Et avec un peu de chance, quand nous serons assis seuls, vieux dans notre fauteuil, nous n'y verrons pas des regrets, mais une vie bien vécue.

tracklist

1. Stranger 3:55
2. Dark Moon 2:43
3. Take It as It Is 4:34
4. You'll Be There Waiting on That Chair 3:18
5. Haunted House 3:11
6. Losing at Life 3:08
7. Blue Sunday 3:49
8. New Mountain 3:17
9. Alas Time Has Passed 4:21